Contrats d'édition : quels éditeurs sont les plus justes avec les auteurs ?
La Tabletop Game Designers Association (TTGDA) vient de publier une analyse des contrats d'édition dans le milieu ludique. Elle a passé au crible les contrats de plus de 50 éditeurs selon 110 critères (avances, droits d'auteur, propriété intellectuelle, transparence financière...)
L'intégralité de l'étude est à découvrir à cette adresse (en anglais).
Parmi les points critiques mis en avant, on peut y lire que :
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75 % des éditeurs conservent les droits sur le nom du jeu même après la résiliation du contrat.
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40 % des éditeurs se réservent le droit de développer des extensions sans avoir à consulter l'auteur original.
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20 % des éditeurs n'offrent aucune avance financière à la signature. Seulement deux tiers des éditeurs proposent une avance supérieure à la recommandation de 1 000 $ de la TTGDA.
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La perte de contrôle artistique : L'étude souligne qu'aucun contrat (0 %) n'accorde à l'auteur l'approbation finale sur l'art et le design. De plus, seulement 38 % d'entre eux octroient un droit de révision spécifique avant le lancement de la production.
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L'opacité financière : Un tiers des éditeurs (environ 33 %) interdisent contractuellement aux designers d'auditer leurs comptes. C'est un point critique, car l'audit est souvent le seul recours d'un auteur s'il suspecte une erreur dans le calcul de ses droits.
La TTGDA a d'ailleurs tenu à mettre en lumière les cinq "bons élèves" dont les contrats ont obtenu les meilleurs scores : 25th Century Games, Fireside Games, Lunarpunk Games, Plaid Hat Games, et UP Games. Plusieurs éditeurs ont profité de ce processus pour revoir leurs conditions et améliorer considérablement leur score avant la publication du rapport.
Publié par GMT Games en 2010, un éditeur qui ne fait pas de la rapidité de partie un critère essentiel, Dominant Species nous transporte environ 90 000 ans avant notre ère, alors qu’une nouvelle période glaciaire menace progressivement les écosystèmes.
En 2011, Dominant Species remporte à la fois le Golden Geek du jeu de l’année et celui du meilleur jeu de stratégie. Le jeu a également été proposé en français, d’abord par Filosofia puis dans une édition de Phalanx.:strip_icc()/pic9721639.jpg)
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Mobius, un jeu de science-fiction co-conçu avec Alessandro Montagnani et annoncé par Fantasia Games pour 2027. Il s’agira d’un jeu de placement d’ouvriers très interactif, mêlant développement de moteur, gestion de ressources, réalisation de contrats et affrontements entre factions. Chaque joueur prendra le contrôle de l’une des six factions qui se disputent les vestiges technologiques d’une planète dévastée par les manipulations temporelles.
Lorenzo il Magnifico: Prima Lux conservera l’expérience classique du jeu, avec une nouvelle direction graphique et des composants restaurés. Lorenzo il Magnifico: Maiestas proposera une réinterprétation plus moderne : les règles ont été retravaillées "grâce aux retours des joueurs pendant plus de 10 ans" : "les nouveaux coûts pour visiter une tour occupée ou la refonte des zones de production et de travail, atténuent la sensation de limitation du jeu original."
Ce nouvel opus a été conçu par Christian Kudahl (Agent Avenue, Mindbug), sur une idée originale de Gricha German et Corentin Lebrat.